L’AES, an III : La sécession sahélienne à l’épreuve
Trois ans après la charte du Liptako-Gourma, l’Alliance des États du Sahel a achevé sa construction institutionnelle : confédération, sortie de la CEDEAO, prélèvement douanier, passeport, banque et force unifiée. Mais l’an III s’ouvre sur l’épreuve la plus grave de son histoire : depuis le 25 avril 2026, la coordination entre le FLA et le JNIM — six villes frappées le même jour, un ministre de la Défense tué, Kidal perdue — a transformé la promesse fondatrice de l’Alliance, la sécurité, en son principal passif. Ce deuxième numéro de Stratigma L’Afrique évalue la confédération sur ses trois terrains — institutionnel, sécuritaire, économique — au moment où s’ouvrent, sous l’égide de la CEDEAO, les négociations — libre circulation, commerce, corridors — qui codifieront la cohabitation entre les deux blocs ouest-africains.