Moscou en Afrique : L'Africa Corps et les limites du modèle
Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, de jeunes officiers nigériens ont tenu une journée durant une partie de la base aérienne 101 de Niamey. Le régime a repris le site avec l'appui de l'Africa Corps ; le lendemain, quatre chasseurs algériens se posaient à Niamey. Quatre mois plus tôt, à Kidal, ces mêmes forces n'avaient empêché ni la chute d'une ville ni leur propre repli : le dispositif russe protège efficacement des pouvoirs, sans reprendre de territoires. Ce numéro examine l'architecture du modèle — commandement étatisé, financement réécrit, colonne vertébrale libyenne — ses quatre limites, et ce que les États sahéliens, forts de cette concurrence naissante entre garants, sont désormais en position d'exiger de leurs partenaires de sécurité.